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SOCIOLOGIE DE BAZAR !

Dimanche 6 Novembre 2016

«Les enfants de divorcés sont plus exposés à la violence et au banditisme.»
C’est la 2ème fois que j’entends un 2ème « grand » sociologue de ce pays sortir cette énormité.
Un enfant vivant avec un des parents sera t-il plus exposé qu’un enfant vivant dans une famille ou le père et la mère s’entredéchirent? Ces sociologues ont-ils fait une étude sérieuse comparative, quantitative et qualitative entre enfants de divorcés, enfants de familles monogames et enfants de polygames pour être aussi péremptoires? Des millions de femmes dignes élèvent seules et avec succès leur progéniture. Pourquoi stigmatiser aussi légèrement une partie de la société ?
Un scientifique ne peut se permettre de dire des sottises, à l’emporte pièce. 
Le discours du sociologue ne peut être émotionnel, irréfléchi, de bas étage, comme au « café du coin » ou au marché. 
Le Sénégal est certes réputé être un pays de paix et de dialogue mais comme dans toutes les sociétés, depuis la nuit des temps, il y a également chez nous des meurtres, des viols et tout type de délit. Allez au tribunal assister aux assises, ou rapprochez-vous des professionnels de la justice, vous verrez les différents crimes qui se commettent chez nous. A la machette, au couteau, au coupe-coupe, au pilon, au tournevis… Alors pourquoi le pistolet émeut-il tant que ça au point de faire dire n'importe quoi? Nous ne pouvons pas être dans un monde globalisé, y prendre tous les codes et espérer en même temps être au-dessus des tourments qui le caractérisent. Qui sommes nous pour penser qu’au Sénégal nous sommes sortis de la cuisse de Jupiter et donc exceptionnels ? La cécité quant à cette vérité ne doit pas amener le sociologue à indexer une catégorie spécifique. Les criminels sont issus de tous les milieux sociaux et toutes les catégories socio-professionnelles. La violence est transversale. Alors, un peu plus de rigueur dans votre «analyse » chers sociologues du dimanche.
palba


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