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Maoloud : L’importance du Burd racontée par le Khalife des Tidianes

Mardi 29 Octobre 2019

Seydi El Hadj Malick Sy (RIA) avait pour habitude de dire : «J’aurai honte que les gens me suivent en espérant quelque chose que je ne peux pas leur offrir, c’est-à-dire Allah, et que je les trompe en leur faisant croire le contraire ».


Seydi El Hadj Malick Sy (RIA) avait pour habitude de dire : «J’aurai honte que les gens me suivent en espérant quelque chose que je ne peux pas leur offrir, c’est-à-dire Allah, et que je les trompe en leur faisant croire le contraire ». Mais il s’est dit également que s’il laissait les gens comme cela sans leur montrer le chemin à emprunter, ils peuvent demain inventer quelque chose qu’ils mettraient sur son compte, alors autant créer quelque chose que les hommes et Dieu agréent.
Origine
En partant du fait que quand Allah (SWI) a décidé de la création du monde, Il a pris de sa lumière, a d’abord créé celle du Prophète (PSL) et de cette lumière Il a tiré tout l’univers, puis, comme l’homme ne pouvait pas communiquer avec les créatures antérieures comme les djinns et les anges, Il a ramené le Prophète dans le genre humain et l’a sorti de là pour qu’il puisse parler à ses semblables. En outre, Il l’a honoré au plus haut degré si bien que personne au monde n’aura plus jamais ce privilège là.

Burd
Le Prophète (PSL) a dit « Dieu m’a créé pour se rendre hommage à Lui-même d’abord, pour magnifier l’être humain ensuite, et enfin à travers moi, offrir un modèle pour absoudre l’être humain » Et Seydi El Hadj Malick (RIA) le dit dans ses écrits: «Puisqu’après Allah, c’est le Prophète qui est la raison de tout, nous n’avons d’autre choix que de magnifier cet être humain que Dieu a déjà choisi. Et comment le faire ? En créant le gamou pour célébrer l’anniversaire de la naissance du Prophète. Quand on célèbre une personne que Dieu a déjà élevée, on ne fait que s’élever soi-même». C’est ainsi que l’idée du gamou est née. Au début, ils étaient deux : Seydi El Hadj Malick Sy et El Hadj Rawane Ngom de Paal. Ils partageaient le Coran en deux et chacun d’eux lisait une partie jusqu’au petit jour. Ils priaient le Fajr et s’arrêtaient. Et année après année, cela a pris de l’ampleur, le cercle s’agrandissait de plus en plus et cette célébration connaissait chaque fois un plus grand succès que la fois précédente. Quand un homme ordinaire, et à plus forte raison un homme de Dieu, persévère à faire le bien, Dieu finit par bénir cette chose, et c’est ce qui est arrivé avec le gamou de Seydi El Hadj Malick Sy. Il aurait pu dire « mes écrits suffisent, que les gens les lisent » et en rester là, mais, par sa grande humilité, il est allé chercher le « Burd » de Mohamed Boussri (un long poème écrit par cet auteur tunisien sur le Prophète (PSL) et sur Cheikh Ahmed Tidjani). El Hadj Malick a estimé que le Burd recelait tant de secrets qu’on pouvait valablement préparer la semaine de la naissance du Prophète en en lisant un passage tous les soirs. En fait le Burd a été instauré pour deux raisons principales :

10 jours
1) comme les connaisseurs divergent sur la date exacte de la naissance du Prophète, dont la majorité estime que c’est le 12ème jour du mois lunaire de Maouloud (plutôt que le 10 ou le 9), Seydi El Hadj Malick Sy, pour éviter de rater le jour exact, a occupé les 10 premiers jours du mois par le Burd. Ainsi chaque nuit, les fidèles se retrouvent pour lire un passage du Burde et louer le Prophète (PSL), ils se reposent le llème jour et célèbrent l’anniversaire le 12ème Jour.

2) L’autre raison est que le Burd offrait l’occasion à Seydi El Hadj Malick Sy de rassembler tous ses Mouhadams à Tivaouane pour débattre des sujets d’actualité ou religieux avec eux et aussi pour évaluer l’état d’avancement des missions qu’il leur a été confiées. Le Burde est un texte qui renferme beaucoup de secrets parce qu’en plus de la forme, il y a le fond, mystique. En réalité, un seul vers du Burde récité une fois chaque soir après la prière de Ichaa, suffit pour obtenir la bénédiction divine. Voilà ce que dit un vers : «Dieu, cet être suprême que tu as choisi, Je prie en son nom, Que la volonté que j’ai de le suivre et de travailler à promouvoir son action, Je te prie mon Dieu d’exaucer mon intention,
Mon Dieu, nous te demandons au nom du Prophète(PSL), d’absoudre tous nos pêchés et de pardonner à tous les musulmans. En réponse à la prière que font les milliers de personnes qui se retrouvent à la mosquée Al Aqsa et au tombeau du Prophète(PSL)>> Seydi El Hadj Malick a ensuite écrit par exemple: « Ô Dieu, je te demande de faire entrer dans ta vaste Miséricorde et dans ton pardon incommensurable tous ceux avec qui nous partageons la parenté de la foi et tous ceux qui, comme nous, sont des humains » Seydi El Hadj Malick a laissé des écrits qui peuvent servir de référence, j’en veux pour exemple son livre « Hilasou zahab » (l’or décanté) qui est une référence en matière d’éloges au Prophète (PSL). Il y fait montre d’une honnêteté intellectuelle rarement égalée. Il cite toutes ses sources et expose les différences d’interprétation par rapport à tel ou tel événement.

Avec Asfiyahi

Palbanews Team


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